Entretien avec Frédéric MERMET

Entretien avec Frédéric MERMET

Nous avons pu rencontrer Frédéric MERMET, auteur de '' Les Orpailleurs de l'impossible''.

Ouvrage recommandé par Jacques BRUYAS, aux Editions Les Grilles d'Or. Editer de la poésie de nos jours relève un peu de cet « orpaillage de l'impossible » . Mais la grande qualité des textes de cet auteur nous a poussé à franchir le pas.

La rencontre avec un artiste, un poète en particulier - car nous entrons dans le monde fragile de la subjectivité et de l'intimité - est toujours chose délicate et complexe . Toutefois nous vous invitons à entrer dans le monde de Frédéric MERMET qui nous a permis par cet entretien de pouvoir poser des jalons et quelques repères dans un parcours poétique particulièrement exigeant.

JF GROSS : Tout d'abord l'incontournable question…la question des origines. Votre rencontre avec la poésie. Quel en a été le déclic ? Quels en sont les ressorts ?

Frédéric MERMET: "J’ai découvert tout d’abord  la poésie à travers Rimbaud, Baudelaire, Hugo, Lamartine, comme beaucoup  d’élèves qui croisent ces grands maîtres sur les bancs de l’école. La poésie était le terrain de l’émotion, de la perception intime magnifiée par une grande qualité d’expression.  Le temps a passé, avec quelques essais d’écriture de ma part, mais je ne me suis mis à écrire réellement qu’en 1998-1999. A cette époque, après une scolarité très réussie, qui m’avait emmené vers le tourisme et l’art (j’étais devenu guide culturel), je vécus une période difficile, avec une reflexion intense sur mon vécu, mes désirs, et ce qu’il me paraissait vraiment valable de rechercher dans ma vie future.

Alors la poésie vient m’apporter un terrain d’expression, un exutoire, une possibilité d’exprimer des choses profondes et inassouvies, et permet à une ambition artistique de prendre forme. Le texte « craintes et rugissements » témoigne de cet élan créatif : « Qu’un projet m’emmène/ Qu’un projet me prenne dans ses bras/ Que je me saoûle de sa chanson » sont des vers autant ouverts sur l’avenir que sur la réalité d’une création qui se met en marche. Un stylo, une feuille blanche, c’était tout ce dont j’avais besoin. En quelque sorte, la poésie a joué un rôle vital à cette époque : le retour à un projet, un effort, un enjeu. Une quête à la foi de vérité et une quête artistique. Mon premier recueil, « nous deux mêlés », relate à travers certains textes la difficulté de cette époque de mes 20-25 ans. Mais ce recueil relatait surtout une histoire d’amour, très forte, vécue après mes 25 ans.

Le recueil « les orpailleurs de l’impossible », lui, est divisé en deux époques - des textes de ma première époque d’écriture (1998-2000) et des textes récents écrits dix ans plus tard – et est un recueil moins centré sur l’amour.

L’époque 1998-2000 explore mes thèmes « fondateurs », avec des quêtes personnelles profondes : l’amour tout d’abord (1), la célébration de l’amitié et des rencontres (2), la puissance régénérante de la nature (3) , l’attirance pour le voyage (4). Ma poésie était aussi à ce moment un lieu d’expression de révolte, un refus des comportements anesthésiés (5), un refus du travail aliénant (6). On y ressent aussi la recherche éperdue d’un avenir meilleur (7), que l'on retrouvait déjà dans mon recueil « nous deux-mêlés » avec le texte « incomplétude » par exemple.

La souffrance de ces années est exprimée dans des textes comme « tempéré » et « craintes et rugissements »; plus explicite encore dans « insomnie », « dans la vie »,  ou «  convalescence ». Mais ma poésie était surtout pour moi un fil d’espérance, et un moyen de « mettre en mots », d’exprimer par l’écriture l’indicible des moments les plus enthousiasmants, les plus magiques de ma vie. Elle induit l’idée que « tout ne se vaut pas », et se veut un discours révélateur. Ma poésie, je crois, alterne entre des moments de détresse profonde et les moments de bonheur les plus intenses, avec entre les deux le désir d’un chemin, le désir d’exorciser le pire par les mots et de photographier le meilleur, comme une voie, une issue, comme pour toujours garder comme cap ces moments de plénitude, pour tenter de les revivre plus encore.

Ensuite, le deuxième enjeu d’écriture était de témoigner de l’affrontement avec la vie sociale. Ma situation personnelle de mes 25 ans m’a sans doute fait vivre cela avec une plus grande souffrance, une plus grande inadaptation que la plupart des gens.

JF.G: Les »Orpailleurs de l'impossible » : le titre de votre recueil est donc particulièrement symbolique de ce parcours difficile ?

F.M: L’image de l’orpailleur, du chercheur d’or est particulièrement adaptée à mon sens à ma personnalité et aux thèmes que j’aborde, puisqu’elle exprime à la fois une vision, un désir immense, et une quête faite de souffrances. L’orpailleur est à mi-chemin entre la réalité qu’il tente de travailler, de rendre féconde, et le rêve. La rivière, elle, est le cours de la vie, le cours des choses, et l’orpailleur-poète cherche dans cette rivière des lettres et des mots qui lui permettront de témoigner de son rapport au monde et de ses confrontations avec lui.

JF.G: Quelle est votre approche de l'écriture poétique ? Vous ne semblez pas sensible aux influences d'écoles à la mode et votre expression est particulièrement sobre.

L’écriture poétique, pour moi, est une écriture profondément authentique. La mise en forme magnifie un texte, illumine la sensation, la situation évoquée, mais cette mise en forme ne saurait être une motivation en elle-même, un point de départ suffisant. Pour moi, la forme n’est non seulement pas un point de départ, mais ne doit en plus jamais altérer le fond. On pourrait dire que mon approche est plus populaire qu’élitiste, mais elle veut surtout respecter la vérité sensible du texte, qui est pour moi son sens et sa valeur première.

Je ne saurais tomber prisonnier de concepts au niveau du langage, être prisonnier « du bon mot » , de phénomènes de mode ou  même d’un héritage artistique et poétique, si ceux-ci ne me conviennent pas. Dans l’écriture poétique telle que je le considère, c’est le coeur, ou la sensation, la vérité sensible qui guident le mental et l’écriture. Et non l’inverse. Le poète, à mon sens, est celui qui s’éloigne des concepts, de la rationalité, qui voue son écriture à une quête de la vérité - vérité des émotions, des sensations. Il est celui qui ne triche pas.

Ma poésie, à son origine, est plus une expérience de la transmission de l’émotion, qu’une expérience du langage. Certains de mes textes peuvent être très simples, si j’estime que cette simplicité sert d’écrin à mon idée première, si cette simplicité est au service du texte ( cf textes « la vie, c’est aussi ça » et « le marin »). Inversement, la souffrance ou l’errance, ou les aléas de la vie sociale peuvent nécessiter une mise en forme plus complexe ( cf « 37°2 », « la douleur et l’ami » ou « les premiers rôles »).

Les mots ont leurs limites, même si je fais leur apologie dans « le poème « impact ». Je me méfie de leur aspect subjectif et imprécis, ainsi que de leur incapacité à rendre la puissance d’une émotion (bonne ou mauvaise). Ainsi je préfère souvent organiser mon texte autour d’une image, d’une métaphore ( cf « les fleurs », « la douleur et l’ami », « dans la nuit noire »), ou préfère créer un mini-scénario autour de mon texte, scénario qui aura vertu de métaphore globale, ou même de conte, pour retranscrire l’émotion à l’origine du texte (cf « escapade », « le marin », « fable » et « fragiles »).

JF.G: Derrière cette simplicité on sent une qualité de travail très importante, une technique très précise, pouvez-vous nous évoquer cette méthodologie?

F.M: La  mise en forme n’est pas secondaire pour moi, puisqu’elle permet un choix, une mise en scène en quelque sorte de l’émotion, et les grandes lignes m’en viennent spontanément lorsque je suis en train d’écrire ( j’ai une concentration très intense lors de la phase d’écriture, centrée sur l’émotion, pour que celle-ci guide mon écriture ), mais elle ne serait rien sans l’idée ou le message que le texte souhaite faire passer, et ne constitue donc pas pour moi un point de départ. La mise en forme est plus un plaisir esthétique, proprement littéraire, une quête de beauté et de justesse, qui m’a été inspirée par la tradition des grands maîtres, mais par rapport à laquelle je prends beaucoup de distance, préférant, une nouvelle fois, créer un écrin servant l’expression de l’émotion, plutôt qu’une forme contraignante ou pompeuse. Je retouche toujours mes « premiers jets », mais veille à ne pas les dénaturer. Je me rapproche parfois, me semble-t-il, de la forme d’écriture de Pablo Néruda dans certains de ces recueils ( même si l’on gardera avec cette comparaison la distance que l’on souhaite ).

JF.G: Quelle est pour vous la fonction de la poésie ?

 F.M: La poésie, pour moi, n’est pas philosophique. Elle est au-delà des concepts et de la seule raison (en tant que ligne de conduite et méthode d’investigation). Elle explore la vérité sensible, une sorte de vérité profonde de l’être, donc essentielle, relatée au plus près. Cette vérité intime, profonde, emporte tout entier le poète qui se sent le besoin ( le devoir ? ) de la relater. Pour lui, et pour les autres. Pour moi, cela est hautement transmissible, et recouvre un intérêt non secondaire. Intérêt non tout d’abord pour l’esprit, mais pour l’âme, le coeur, pour nos vérités fondamentales. Mes textes « Ta folie singulière », « chair », « expansion », « les ailes du bonheur », « escapade », « palpitations, « l’étoile et l’étau », qui sont des textes plus récents ( dans la 2ème partie du recueil « les orpailleurs de l’impossible » ) sont d’ailleurs des variations sur le thème de « la vérité intime », de la singularité, et de l’aspiration à des bonheurs essentiels, ceux là-même qui tourmentent le héros du texte « regrets ».

Pour autant, elle peut - si l’expérience valide un concept philosophique- s’en rapprocher ( cf « fable (le marcheur) »). Je me rapproche aussi dans certains de mes textes de mouvances contemplatives, pour savourer plus intensément le moment présent ( cf « les fleurs » et « la pensée »), ou pour se ressourcer ( cf « la modernité et l’arbre » )

La poésie peut être un condensé des genres, être teintée de sociologie, de philosophie parfois, de psychologie, de spiritualité. Pourtant, elle n’appartient à aucun de ces genres, ne répond à aucun principe. Et c’est cette liberté, je pense, qui fait sa force, sa valeur, son intérêt.

Pourtant, notre époque se défie des poètes. Mon texte « le poète et la huée » essaie de réunir l’ensemble des préjugés populaires, des à priori négatifs vers lesquels, peu à peu, notre époque a fait glisser l’image du poète, hier « prince de l’émoi », guide éclairé, et aujourd’hui vu par le plus grand nombre comme un illuminé, un être souffrant, marginal, dont les moyens d’expression glissent vers l’hermétisme. Qu’est-ce qui a produit ce glissement, cet éloignement des couches populaires, alors qu’à mon sens la poésie, en racontant la vie, n’a pas vocation à être élitiste ? Certains historiens sauraient probablement répondre à cette question mieux que moi. Ma poésie en tout cas se veut une lecture de l’humain, et ne veut se fourvoyer dans aucun principe, ne veut dépendre d’aucune norme, n’obéir à aucun héritage ( même si j’admire beaucoup de poètes et peut, bien sûr, me retrouver dans leur écriture ).

JF.G: Poésie espace de liberté absolue, on l'aura compris, reste le dernier mystère…pourquoi écrire, plutôt que méditer par exemple …?

F.M: Pour moi, la poésie offre un mouvement de retour sur les évènements, les sensations, les émotions ressenties. D’innombrables choses, d’innombrables moments sont susceptibles de susciter une émotion poétique, et il est plus important, bien sûr, de prime abord, de vivre ces moments, même fugaces, plutôt que de les retranscrire sur le papier ( mon texte « dans la vie » exprime cela ).

Néanmoins la poésie est loin d’être partout présente dans nos relations humaines, sociales, professionnelles. La nécessité de survie, d’adaptation, la règle de la concurrence font valoir d’autres priorités. Ces « règles sociales » peuvent elles-mêmes permettre un épanouissement personnel, en nourrissant une ambition par exemple, un défi, un projet. Mais c’est loin d’être toujours le cas, et à mon sens cette implication reste distincte de la « vérité intime », « intérieure » de l’individu, qui avant d’être citoyen, pdg ou ouvrier, est homme avant toute chose. Alors vient un moment où l’individu opère un nécessaire retour sur lui-même. C’est ce que j’effectue en écrivant de la poésie, à travers des moments-clé. J’ai souhaité dans « les orpailleurs de l’impossible » explorer l’ensemble des thèmes qui me semblaient importants, en explorant la solitude, le désir de l’autre, le repli, l’ouverture, le doute, l’enthousiasme, et les moments de bonheur purs.


C’est cette observation des mouvements du cœur, cette observation de l’intime que j’espère proposer dans ma poésie. Sans lyrisme, mais avec le plus de justesse possible. Beaucoup de mes textes, que ce soit « tempéré », « les premiers rôles », « l’étoile et l’étau », « ta folie singulière » et d’autres encore témoignent de ce mouvement de retour sur soi-même.

La poésie est espérance et conflit, enivrement et regret. Elle représente pour moi un retour sur les choses. Mon idée est que les émotions que j’exprime, les situations que je relate ne sont pas le reflet de ma seule vie et de ma seule psychologie, mais que de nombreux liens existent avec mes contemporains et tous les hommes et femmes en général. En cela réside en tout cas une grande partie de ma motivation à écrire de la poésie. Si je n’étais pas convaincu de cela, je pense que je me serais contenté d’écrire  un journal intime.

En ce qui concerne la méditation, vous semblez l’envisager comme une alternative possible à l’écriture ; moi je préfère la considérer comme un complément : d’ailleurs j’ai consâcré un essai sur ce sujet paru il y a quelques années*, tout en écrivant en parallèle ma poésie. En fait certains de mes textes peuvent m’offrir une propre source de réflexion ou de méditation, je crois ( rires) , et mon objectif serait atteint si à la lecture de « la modernité et l’arbre » par exemple, ou de « La pensée », cela plongeait mes lecteurs dans l’ état de paix profonde que je décris dans ces textes : j’aurais alors atteint un degré de transmission vraiment appréciable !

Mes poètes préférés : Pablo Neruda, Kahil Gibran, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Jean Richepin, Louis Aragon, Paul Fort, Georges Brassens.

Ajouter au panier
  1. (1) cf textes « inconnue»,« mon cœur de bohème », « constellation » et « ronde à la belle »
  2. : cf textes « d’insolites pépites d’or »
  3. : cf textes « Corsica 1994 », « Corsica 2001 » et « la nature »
  4. : cf textes « le lion » et « terre d’accueil »
  5. : cf textes « je dis oui » et « il n’y a pas de vie normale »
  6. : cf textes « la peur et le confort », « la flaque » et « le bureau »
  7. : cf textes « tempéré » et « craintes et rugissements »
  • « Retrouvez l’être heureux qui vit en vous » , éditions Bénévent (2004)

Social Bookmarks

Commentaires (9)

  • MARGERIT Yanick
    01 March 2012 à 09:26 |

    Lorsque certains disent que la poésie est morte, d'autres s'obligent à la ressusciter, afin de partager des sensations authentiques et de donner du sens à la vie contemporaine de plus en plus déconnectée de la réalité humaine.

    Alors, si vous êtes prêt(e)s à poser 10 minutes votre téléphone, à vous déconnecter de Facebook, ou de votre jeu en réseau, voici un livre, qui vous donnera, sûrement, l'envie de renouer avec cette réalité humaine qui nous échappe de jour en jour davantage.

  • 09 March 2012 à 14:21 |

    Après quelques textes un peu âpres au début du livre, ensuite ce fut une grande surprise et une grande bouffée d'air frais ! L'auteur parvient à évoquer des émotions ou des sensations d'autant plus puissantes quelles ont été pour la plupart les nôtres, un jour ou l'autre. Certain textes m'ont ramené à des souvenirs parmi les plus heureux de ma vie et que j'avais oubliés. Une grande découverte !

  • 04 April 2012 à 02:17 |

    ???112$ pour une journe9e? lolHummm Faudra espe9rer que la promesse du gvnt libe9ral de faire de Que9bec une ville sans fil pmeerttra e0 Zap Que9bec de mettre fin e0 ce genre d'absurdite9 totale. Bizarre un e9ve9nement qui parle autant de cre9er un quartier branche9 avec ce genre de contraintes! Ils auraient pourtant dfb y penser!

  • 04 April 2012 à 02:18 |

    ???112$ pour une journe9e? lolHummm Faudra espe9rer que la promesse du gvnt libe9ral de faire de Que9bec une ville sans fil pmeerttra e0 Zap Que9bec de mettre fin e0 ce genre d'absurdite9 totale. Bizarre un e9ve9nement qui parle autant de cre9er un quartier branche9 avec ce genre de contraintes! Ils auraient pourtant dfb y penser!

  • 04 April 2012 à 15:42 |

    Qui donc exige des frais aussi inde9cents ??? Pire que Via Rail, il faut le faire !! (Quoique Via charge un tarif tre8s e9leve9 quand on cnoisde8re la pie8tre qualite9 du sans fil dans ses trains).

  • 04 April 2012 à 15:42 |

    Qui donc exige des frais aussi inde9cents ??? Pire que Via Rail, il faut le faire !! (Quoique Via charge un tarif tre8s e9leve9 quand on cnoisde8re la pie8tre qualite9 du sans fil dans ses trains).

  • 05 April 2012 à 12:29 |

    Merci beaucoup Ste9phanie pour ton oimmentacre. Je dois avouer avoir traverse9 une phase creuse ces-derniers jours. Croyez-le ou non, je viens tout juste de re9aliser que NON tout le monde il n'est pas beau, NON tout le monde il n'est pas gentil. Je suis pre9sentement e0 Pattaya, la destination no. 1 du tourisme sexuel dans le monde, et je devrai revenir. Je ne suis pas arrive9e e0 sortir de ma chambre cette semaine, ou si peu. C'est vraiment LEUR territoire. Je suis capable de prendre les oimmentacres des thaefs Mais de voir que des hommes de chez nous se comportent avec moi d'une manie8re qu'ils n'oseraient jamais e0 la maison, e7a m'enrage. Je quitte demain pour Chiang Mai, afin de rencontrer une jeune femme rayonnante, qui a cre9e9 un organisme d'aide aux adolescents victimes du tourisme sexuel. Je vais sans aucun doute e9crire un article e0 propos d'elle. J'ai si he2te de trouver une e2me amie. Cela dit, pour le cf4te9 dangereux de la chose, e7a a sans doute l'air pire depuis l'exte9rieur. D'ici, tout est tellement banal. Et les touristes e9tant une sorce de revenus importante pour le pays, nous sommes prote9ge9s. Le plus grand risque est sans doute le vol e0 l'arrache9. c9videmment, il ne faut pas s'attarder dans les coins sombres, faire attention e0 ses verres Sinon, compte tenu que nous sommes prote9ge9s', je crois qu'ils s'en sacrent un peu, les touristes sexuels, du crime organise9. Comme la plupart des filles qui descendent du Nord Est pour travailler le font volontairement', e7a leur suffit. Ils ne voient pas les liens.

  • 05 April 2012 à 12:29 |

    Merci beaucoup Ste9phanie pour ton oimmentacre. Je dois avouer avoir traverse9 une phase creuse ces-derniers jours. Croyez-le ou non, je viens tout juste de re9aliser que NON tout le monde il n'est pas beau, NON tout le monde il n'est pas gentil. Je suis pre9sentement e0 Pattaya, la destination no. 1 du tourisme sexuel dans le monde, et je devrai revenir. Je ne suis pas arrive9e e0 sortir de ma chambre cette semaine, ou si peu. C'est vraiment LEUR territoire. Je suis capable de prendre les oimmentacres des thaefs Mais de voir que des hommes de chez nous se comportent avec moi d'une manie8re qu'ils n'oseraient jamais e0 la maison, e7a m'enrage. Je quitte demain pour Chiang Mai, afin de rencontrer une jeune femme rayonnante, qui a cre9e9 un organisme d'aide aux adolescents victimes du tourisme sexuel. Je vais sans aucun doute e9crire un article e0 propos d'elle. J'ai si he2te de trouver une e2me amie. Cela dit, pour le cf4te9 dangereux de la chose, e7a a sans doute l'air pire depuis l'exte9rieur. D'ici, tout est tellement banal. Et les touristes e9tant une sorce de revenus importante pour le pays, nous sommes prote9ge9s. Le plus grand risque est sans doute le vol e0 l'arrache9. c9videmment, il ne faut pas s'attarder dans les coins sombres, faire attention e0 ses verres Sinon, compte tenu que nous sommes prote9ge9s', je crois qu'ils s'en sacrent un peu, les touristes sexuels, du crime organise9. Comme la plupart des filles qui descendent du Nord Est pour travailler le font volontairement', e7a leur suffit. Ils ne voient pas les liens.

  • 05 April 2012 à 12:29 |

    Merci beaucoup Ste9phanie pour ton oimmentacre. Je dois avouer avoir traverse9 une phase creuse ces-derniers jours. Croyez-le ou non, je viens tout juste de re9aliser que NON tout le monde il n'est pas beau, NON tout le monde il n'est pas gentil. Je suis pre9sentement e0 Pattaya, la destination no. 1 du tourisme sexuel dans le monde, et je devrai revenir. Je ne suis pas arrive9e e0 sortir de ma chambre cette semaine, ou si peu. C'est vraiment LEUR territoire. Je suis capable de prendre les oimmentacres des thaefs Mais de voir que des hommes de chez nous se comportent avec moi d'une manie8re qu'ils n'oseraient jamais e0 la maison, e7a m'enrage. Je quitte demain pour Chiang Mai, afin de rencontrer une jeune femme rayonnante, qui a cre9e9 un organisme d'aide aux adolescents victimes du tourisme sexuel. Je vais sans aucun doute e9crire un article e0 propos d'elle. J'ai si he2te de trouver une e2me amie. Cela dit, pour le cf4te9 dangereux de la chose, e7a a sans doute l'air pire depuis l'exte9rieur. D'ici, tout est tellement banal. Et les touristes e9tant une sorce de revenus importante pour le pays, nous sommes prote9ge9s. Le plus grand risque est sans doute le vol e0 l'arrache9. c9videmment, il ne faut pas s'attarder dans les coins sombres, faire attention e0 ses verres Sinon, compte tenu que nous sommes prote9ge9s', je crois qu'ils s'en sacrent un peu, les touristes sexuels, du crime organise9. Comme la plupart des filles qui descendent du Nord Est pour travailler le font volontairement', e7a leur suffit. Ils ne voient pas les liens.

Poster un commentaire

Vous êtes indentifier en tant qu'invité.

Annuler Poster un commentaire...